L’élégance retrouvée : repères pour un art de vivre
L’élégance, c’est quand l’intérieur est aussi beau que l’extérieur.
Coco Chanel
De nombreux contenus médiatiques mettent en avant une vision de la féminité réduite presque exclusivement à l’apparence : maquillage, vêtements à la mode, coiffures stylées, talons hauts. Nous sommes entourés de messages (publicités, tendances, contenus) qui suggèrent qu’il suffit de porter tel créateur pour être élégante, ou de mettre tel parfum pour être séduisante et ainsi de suite. Certaines émissions valorisent même des comportements qui brouillent les repères et peuvent influencer notre perception de ce qu’est réellement une attitude féminine et raffinée.
Il nous revient alors de prendre du recul, de faire la part des choses et de choisir ce qui résonne vraiment avec nous.
C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai créé le cercle de l’élégance : partager de beaux repères intemporelles du savoir-vivre (Les ateliers de l’art de vivre) et raviver le style vestimentaires de chacune d’une manière profondément personnalisée (Le conseil en image) au-delà des tendances éphémères et du marketing de masse.
D’ailleurs, je crois que chaque femme possède une élégance qui lui est propre. Qu’elle se révèle ou non dépend de son environnement, de ses centres d’intérêt, de ses choix et de l’image qu’elle souhaite incarner. Mais surtout, cela dépend de l’attention qu’elle décide de porter à son for intérieur, comme un diamant qu’elle polit pour révéler son éclat.
Aussi, prendre soin de soi, se maquiller ou porter de beaux vêtements sont des gestes essentiels. Ils participent à l’élégance et en expriment une part. Car oui, l’apparence compte ; et son essence, elle, se trouve au fond de chacune d’entre nous
Alors, comment trouver et embrasser cette essence précieuse ?
En se tournant vers son monde intime et en cultivant la confiance, la maîtrise de soi, la compassion, l’honnêteté et la force de caractère. C’est ainsi que se construit une belle attitude envers soi-même et envers les autres.
L’élégance repose sur un socle intérieur, aussi solide et noble qu’un piédestal de marbre.
De ce socle, composé de quatre qualités fondamentales, découlent naturellement les manifestations extérieures telles que le charme, la grâce, la présence et la dignité.
Ces quatre qualités sont : la confiance en soi, la maîtrise de soi, la pensée élégante et la politesse du cœur.
La confiance en soi
La confiance naît rarement d’un coup. Elle se tisse, lentement, à travers la manière dont une femme se parle, se regarde et se considère.
Elle grandit lorsque l’on cesse de se diminuer, lorsque l’on reconnaît ses progrès, ses élans, ses réussites, même les plus discrètes.
Elle se renforce chaque fois que l’on ose un pas nouveau, chaque fois que l’on accepte d’être sur le chemin de l’excellence plutôt que sur celui de la perfection.
La confiance n’est pas un éclat soudain : c’est une lumière qui se déploie délicatement.
La maîtrise de soi
La maîtrise de soi n’est pas une rigidité, ni une retenue forcée.
C’est une paix intérieure qui ne se laisse pas bousculer ou emporter par chaque agitation extérieure.
C’est la capacité de choisir les mots, le ton, le moment, même lorsque l’émotion est vive.
Il existe des situations où l’indignation est légitime, voire nécessaire.
Mais même là, la maîtrise donne de la clarté, de la dignité, et protège la parole de l’excès.
La maîtrise n’étouffe pas l’émotion, elle lui donne une forme noble.
La maîtrise n’est pas l’absence d’émotion, c’est la capacité de la canaliser.
La pensée élégante
Penser avec élégance, c’est orienter son esprit vers ce qui élève plutôt que ce qui abaisse.
Ce n’est ni naïveté ni déni : c’est la capacité de discerner ce qui mérite notre énergie et ce qui ne la mérite pas.
Elle crée une clarté intérieure qui se reflète naturellement dans notre manière d’être.
La politesse du cœur
La politesse du cœur évoque une délicatesse intérieure et un raffinement moral qui viennent non pas d’un code social, mais d’une disposition intime du cœur.
Elle s’exprime par une douceur naturelle, une considération sincère pour autrui, une retenue élégante, une finesse dans la manière d’être, et un sens moral qui guide les gestes et les paroles.
Et en guise de conclusion, je citerai Goethe, qui voyait dans cette qualité une grâce née directement de l’amour et de la bonté ; une lumière intérieure qui se traduit sans effort dans la relation à l’autre :
Il existe une politesse du cœur ; elle est parente de l’amour ; c’est d’elle que naissent les manières les plus aisées dans la société.
Que chacune puisse cultiver cette lumière intérieure, afin que son élégance éclaire le monde.